Optimisation au niveau de la caisse de pension

Le choix de la caisse de pension et des plans de prévoyance a des répercussions financières importantes, tant pour l'employeur que pour les collaborateurs. Pour l'employeur, les charges de personnel sont plus ou moins élevées selon la stratégie adoptée. Pour les travailleurs, l'impact du plan de prévoyance sur leur rente ou leur capital de vieillesse est encore plus grand.

Bien souvent, les solutions de prévoyance sont mises en place et ne sont plus remises en question par la suite. Certains changements dans la situation personnelle peuvent toute-fois nécessiter de les adapter. Quelques élé-ments importants en relation avec la caisse de pension vous sont présentés ci-après.

Assurance des cadres
Dans nombre d'entreprises, les collabora-teurs ne sont assurés que pour les prestations minimales obligatoires. Selon la situation, une solution surobligatoire sous la forme d'une as-surance des cadres est cependant recomman-dée. Dans certains établissements, l'échelon des cadres est composé principalement du propriétaire et de membres de sa famille. Pour autant que les a˜ aires le permettent, une par-tie des bénéÿ ces peut être transférée de ma-nière indirecte vers la prévoyance privée grâce à l'assurance des cadres. Cette dernière aug-mente en outre l'attrait de l'employeur pour les autres cadres. Elle procure ainsi à celui-ci des avantages qui lui permettront de ÿ déliser ses cadres. Et lors du recrutement, la mention de cette assurance donnera une image favorable de l'employeur.

Rachat dans la caisse de pension
Pour les salaires élevés, le rachat dans la caisse de pension est une solution e ˛ cace pour réduire la charge ÿ scale, qui est souvent importante. Durant les trois années précédant le départ à la retraite, les rachats dans la caisse de pension ne peuvent être déduits ÿ scalement que si l'on renonce au versement du capital et que l'on perçoit l'avoir de vieillesse sous forme de rente. Pour les indépendants qui comptent remettre leur affaire à un successeur, le ra-chat est une option intéressante permettant de réduire, sans charge d'impôts, les réserves latentes généralement élevées. Pour mettre en œuvre une stratégie de rachat optimale, la pré-voyance doit toutefois être planiÿ ée en amont.

Réserves de cotisations de l'employeur
La constitution de réserves de cotisa-tions de l'employeur auprès de la caisse de pension est un instrument légal permettant d'optimiser le bénéÿ ce de l'entreprise et de diminuer les impôts. Limitées à cinq années de cotisations de l'employeur, ces réserves peuvent faire l'objet d'un versement unique ou être constituées sur plusieurs pé-riodes ÿ scales. Le montant maximal peut être demandé à tout moment à la caisse de pension.

Ces réserves peuvent être utilisées uniquement pour régler les cotisations de l'employeur. Si le montant maximum a été constitué, la ré-serve durera donc cinq ans. La restitution de la prime à l'employeur est exclue. C'est un aspect à prendre en compte, en particulier dans la pla-niÿ cation de la succession. Cette constitution de réserves n'est en outre possible que si l'em-ployeur dispose des liquidités requises.

Rente ou versement en capital
Choisir de percevoir son avoir de vieillesse sous forme de rente ou de se faire verser au moins une partie de son capital est une déci-sion qui a d'importantes conséquences. Les critères suivants sont notamment à prendre en considération :

  • Suis-je capable de gérer mon argent ?
    Le capital de vieillesse s'élève souvent à plusieurs milliers de francs. Si l'on opte pour le verse-ment en capital, il faut savoir ce que l'on va faire de cet argent. Grâce à d'habiles investis-sements, par exemple dans l'immobilier ou dans des actions, il est possible d'obtenir un rendement annuel équivalant à une rente, à la di˜ érence près que le capital est préservé. Pour les investisseurs réticents à prendre des risques, un versement n'est cependant pas conseillé, faute de placements adéquats.
  • Quelle est l'espérance de vie ?
    Si ses pa-rents et grands-parents ont atteint un grand âge et que l'assuré n'est pas malade, il peut miser sur une espérance de vie supérieure. Dans ce cas, la rente est la meilleure solution. Il convient également de vérifier les presta-tions que la caisse de pension versera, en cas de décès, au conjoint ainsi qu'aux enfants à l'entretien desquels l'assuré subvient.

Rapport en version PDF

Texte: Andreas Kohli, FIGAS
Magazine: AutoInside